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25/05/2011

La face B des musées : Alhóndiga Bilbao

La culture dispose de moyens divers pour diffuser son essence. Elle le fait dans le cadre majestueux des grands musées, dans lesquels des visages défilent depuis des siècles devant les toiles. Elle peut également y parvenir dans des lieux offrant davantage de proximité comme AlhóndigaBilbao. Il s’agit d’un centre de culture et de loisir qui désire instaurer une relation avec les visiteurs plus proche et plus ludique, mais surtout innovante et durable. Le bâtiment, un ancien hangar à vins, liqueurs et huiles, a été réhabilité par le designer français Philippe Starck et a rouvert ses portes au mois de mai 2010. Sous la devise de Mens sana in corpore sano, AlhóndigaBilbao partage son espace en trois bâtiments qui peuvent accueillir toutes sortes de manifestations.

 

Le bâtiment destiné aux activités physiques dispose d’un gymnase, d’un vestiaire et de deux piscines, dont une avec un fond translucide qui permet à la lumière d’éclairer la cour intérieure du bâtiment. Pour Vicky Pérez, l’une des employées qui se chargent de maintenir le lieu parfaitement propre, cette partie est la plus impressionnante. « C’est magnifique, mais c’est également terrifiant. J’ai la tête qui tourne en pensant aux gens qui se trouvent sur le verre, sans autre support », nous confie-t-elle. Sa collègue, Vicky Gómez préfère la salle Bastida (en hommage à Ricardo Bastida, l’architecte qui a construit le bâtiment en 1909). « Cette salle offre un décalage visuel très particulier ». Toutes deux insistent sur ce qu’il y a d’inhabituel à travailler dans un bâtiment aussi singulier et aussi visité (plus de 3 millions de visites depuis son inauguration). « C’est un bâtiment vivant », déclare Gómez. « Exact. Il y a toujours du nouveau. Ça nous plaît parce que nous savons que la routine ne prendra jamais le dessus », affirme sa collègue.

 

L’autre grand espace qui fait de AlhóndigaBilbao un lieu si spécial est la Mediateka. Ses 3 800 m2 sont conçus comme un espace social de plaisir culturel. C’est là que travaille Miriam Reguilón, « enchantée de participer à un projet aussi novateur ». Miriam s’occupe des personnes qui viennent consulter ou emprunter – « certaines personnes sont surprises de pouvoir emporter un livre sans payer » - les ouvrages bibliographiques ou audiovisuels à leur disposition. « Il y a des touristes attirés par le bâtiment, des immigrés qui viennent regarder la télévision et emprunter des livres dans leur langue, des familles avec des enfants pour le Txikiland (60 000 volumes pour les plus petits dans différents formats)... », nous explique Miriam. Non seulement elle travaille dans la Mediateka, mais elle y étudie aussi et utilise les installations sportives. Mais son espace préféré ce sont « les zones réservées avec des fauteuils et un éclairage discret, dans lesquelles l’intimité est préservée pendant la lecture d’un livre ou d’une revue. C’est un bâtiment où il fait bon vivre ».

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6 Commentaires

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