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31/05/2011
Bonheur sucré à feu doux
À l’instar de nombreux Espagnols, le moment le plus attendu par Pedro Álvarez à l’heure du goûter était le carré de chocolat qui se trouvait toujours à l’intérieur de son morceau de pain. Le temps vit l’enfant grandir et le convertit en chef d’entreprise. Cependant, le chocolat ne cessa de faire partie de son régime alimentaire.
Álvarez naquit dans une famille d’entrepreneurs. Dès ses premiers pas dans le monde du travail, il consacra son temps à inventer des marques et à planter des graines qui donneraient naissance à des entreprises. Mais un jour, il décida d’appliquer son expérience à lui-même. Sa soif était débordante. Il ne lui manquait plus que l’idée.
Hummm ! Chocolat ?
Oui. « Chocolats de qualité supérieure avec une présentation soignée et originale », se dit Álvarez. Pour commencer à les dévorer des yeux et les voir terminer dans l’estomac.
L’enfant qui mangeait des tranches de pain garnies de chocolat se convertit en chocolatier. Ce n’était pas seulement une question d’affaires. Vendre du chocolat, avec élégance et finesse, est une activité qui se doit de passer par la cuisine. « Il faut se salir les mains », dit-il.
Il se rendit au Culinary Arts Institute (New York), à Le Cordon Bleu (Londres) et au Chocovic (Catalogne). Il apprit à faire du chocolat et monta une entreprise.
L’entreprise Pancracio fut créée à Cádix en 2003 et prit forme petit à petit, à feu doux. Les affaires, comme la cuisine, peuvent également se concocter avec amour. « La croissance est allée très lentement, avec beaucoup d’affection, en prenant soin de tous les détails, en nous efforçant pour que l’équipe prenne du plaisir et qu’elle ne croule pas sous le travail. Il est impossible de vendre des articles qui cherchent à rendre les gens heureux si nous ne le sommes pas nous-même ».
Pancracio se consolida et se mit à vendre ses produits à travers le monde. L’entreprise arriva même à venir remplacer le nom de son inventeur. « Aujourd’hui, nombre de personnes m'appellent Pancracio », commente Pedro Álvarez. Ce nom lui vint à l’esprit car il s’agissait d’un mot « un peu vilain mais agréable. Joli, rétro et qui évoque tradition. Un nom un peu bizarre qui est perçu comme quelque chose de bon ».
Le chocolat fut peu à peu suivi de vodkas, de confitures, de thés et d’autres produits Pancracio… et d’une philosophie. « Il s’agit d’être heureux. Nous adorons la bonne humeur. Nous sommes de Cadix ! L’humeur emplit les boîtes, se reflète dans la communication, dans les détails... ».
— Un exemple, s’il vous plaît.
— Sur les boîtes de chocolat, il est écrit : « À conserver dans un endroit frais, sec et secret ».
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2 Commentaires
21/04/2013 19:13h
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scarpe hogan
10/06/2011 13:34h
Muy interesante.
jr
Espagne